1. Introduction
Appropriation des TI par les OBNL
Historiquement, plusieurs organismes communautaires (mais pas tous!) ont eu des réticences envers les TI (technologies de l'information) et ont retardé significativement leur appropriation de cette ressource en se limitant au groupe d'applications "courriel, Word, Excel". Les ressources informatiques sont souvent désuètes, sans maintenance, sans formation et sans planification. En d'autres termes, le financement des TI est réduit à son minimum.
Leurs relations avec les agences gouvernementales et leurs bailleurs de fonds les ont incité à prendre l'informatique plus au sérieux. La plupart ont maintenant conscience de l'inéluctable présence du matériel informatique dans leur paysage à "haute teneur humaniste", pour en arriver à accepter que l'informatique n'exclue pas l'humanisme...
Discrétion sur le Web et retard
Pendant ces hésitations face à l'informatique, beaucoup de choses se passaient dans le monde des TI, et les OBNL sont encore assez étrangers aux ressources de base comme un partage structuré de fichiers, un calendrier commun, un carnet d'adresses corporatif, un site web dynamique, etc.
Maintenant que les réseaux sociaux se sont implantés, que le "cloud computing" (les ressources informatiques en ligne) s'affermit et que les médias traditionnels montrent des signes d'essoufflement, les OBNL font face à de nouvelles réalités et à des opportunités à saisir.
Expérience individuelle et biais
L'absence de structure organisationnelle des TI provoque son lot de tergiversations. Les directions vont laisser à des agents occasionnels des responsabilités importantes qui auront des impacts significatifs à moyen et long termes sur les besoins et les outils informatiques.
Combien d'organismes exploitent la version familiale de Windows, ou encore une version anglaise de Windows? Combien de sites web ont été produits par un programmeur bénévole et non pas sur un CMS (Ccontent Management System) ? Combien d'organismes ont une ressource attitrée à la publication sur le Web?
Pendant ce temps, Youtube, Facebook, les journaux en ligne et Google font partie du décor mais ne sont pas exploités.
Que faire?
Ce texte essaie de tisser un fil conducteur entre ces différentes technologies pour en faire un usage productif et offrir un plan d'action de départ.