Les vrais enjeux de l’open source pour les DSI
Livre blanc consultable gratuitement ; « Êtes-vous prêt pour l’innovation ? Les vrais enjeux de l’open source pour les DSI ».
Lors de l’Open World Forum 2009 d’octobre, dernier, un évènement intéressant avait été organisé, l’Open CIO Summit. Il a permis aux DSI (Directions des Services Informatiques) de débattre de la problématique des logiciels libres en entreprise. Cette rencontre, organisée par l’ANDSI, le CIGREF, Alter Way et Bull, a réuni un peu plus de soixante décideurs.
Voici les grandes lignes du document disponible en PDF. Je vous encourage à en faire la lecture!
www.openworldforum.org/program/rapportciosummit2009-pdf
En voici un résumé...
Les surprises:
- L’intérêt premier de l’Open Source n’est pas la réduction du coût mais l’innovation
- L’intérêt n’est pas l’ouverture du code mais les standards et la flexibilité
- Le premier frein à l’adoption de l’Open Source n’est pas la pression des éditeurs commerciaux, mais la réticence des utilisateurs finaux
- L’Open Source exige davantage une nouvelle approche RH qu’une nouvelle expertise technique
- L’Open Source est plus une opportunité qu’un risque pour les DSI
Avec l’Open Source, il n’y a pas de deuxième chance. En cas d’échec chez les utilisateurs, c’est un retour rapide aux solutions propriétaires, et on ne bouge plus.
Les mythes:
- La pérennité. Un risque finalement pas supérieur à celui du propriétaire...
- La sécurité. Un risque surestimé puisque le logiciel libre, ouvert, peut justement être vérifié et corrigé plus facilement ?
- Le risque juridique. Un point que les DSI jugent exagéré dans la majorité des cas.
- L’instabilité des mises à jour perpétuelles. Une réalité, mais qu’il faut nuancer : elles sont plus contrôlables que dans le monde propriétaire.
- L’absence de support. D’une part, l’expérience montre que, bien souvent, la communauté offre un support gratuit d’excellente facture, d’autre part, de nombreux prestataires proposent ce type de service.
Le risque, c’est de tomber d’une dépendance aux éditeurs à une dépendance aux intégrateurs. Une solution pour éviter cela : il faut internaliser la veille.
Les vrais freins à l’Open Source :
- La résistance des développeurs certifiés sur du propriétaire.
- La résistance des administrateurs et exploitants
- La résistance des utilisateurs finaux.
Conclusions: 5 bonnes questions à se poser
« Etes-vous prêt pour l’innovation » ? Telle semble être en conclusion la question posée par les DSI à leurs pairs, quand il s’agit d’évaluer l’intérêt d’utiliser ou non des composants Open Source. Au final, cette interrogation pourrait bien se ramener à une check-list très simple mais aussi très concrète de 5 bonnes questions à se poser :
- Êtes-vous dans un contexte de « rupture » ? S’agit il d’un nouveau projet ? Faut-il réduire les coûts dans une proportion très forte ? Avez-vous des impératifs de délais forts ? Est-ce un environnement technologique ou fonctionnel nouveau ?
- La solution souhaitée est-elle, doit-elle être, étroitement adaptée à votre environnement spécifique ? Est-il nécessaire de pouvoir assembler ou adapter des briques standard pour répondre précisément à vos besoins métiers ? Une solution sur étagère suffit-elle ?
- Associez-vous vos utilisateurs à vos choix ? Avez-vous une relation de confiance et de concertation avec les
lignes métiers et les maîtrises d’ouvrage ? Peuvent-elles ou souhaitent-elles être associées à un programme d’accompagnement au changement ? - Vos équipes sont-elles proactives ? Sont-elles curieuses, prêtes à trouver des solutions et des approches innovantes, à être force de proposition ? Comptez-vous parmi vos collaborateurs des profils « early adopters » ?
- Etes vous prêt au changement ? Etes vous disponible pour explorer des voies nouvelles, pour imaginer des solutions innovantes, seul ou accompagné ?