Rédaction en cours!
Une vulgarisation à l'intention de ceux et celles qui ne possèdent pas les notions informatiques ou qui voudront les voir sous un autre jour. Son contenu provient de discussions, conversations, lectures. Je
Biaisée parce qu'en faveur du virage vers le Libre!
Un texte (en pdf) très intéressant à lire sur le sujet:
guide_Open_source-BDEF.pdf
Pour voir ce texte en une seule page, cliquer ici.
Vous avez sans doute raison d'apprécier ces excellents produits. Mais vous avez sans doute remarqué à quel point vous êtes liés à ces manufacturiers. Puisque ça simplifie la vie, ce sera, pour certains, un avantage, et pour d'autres, un moindre mal.
En matières informatiques, les gens vont très souvent extrapoler leur expérience personnelle et en faire un cas de figure...
Exemple 1
J'ai facilement branché mon routeur sans fil à la maison, donc tous les routeurs sont faciles à brancher. Incluant celui d'une entreprise. Incluant celui de mon gouvernement.
Exemple 2
J'ai appris à utiliser un ordinateur avec Windows. Ce serait trop compliqué d'apprendre un autre système d'exploitation et cela nuirait grandement à ma productivité de subir une autre période d'apprentissage. Même si le système d'exploitation était gratuit!
Exemple 3
Mon iPhone est un excellent produit, tout le monde en convient et ça me donne un certain prestige. Tout le reste est donc moins bon!
L'expérience personnelle (un individu, à la maison, utilisant des services informatiques de base) n'est pas du tout le reflet de ce qui se passe en informatique. Loin de là!
Les écosystèmes offerts par les grandes entreprises comme Apple, Blackberry et Microsoft sont des machines à sous qui cherchent à vous maintenir dans leur manche.
Ce n'est pas trop grave et sans réelles conséquences, puisque vous êtes fières de votre produit!?
Peut-être. Mais qu'en est-il de l'informatique de votre gouvernement?
Si une entreprise du genre "machine-à-sous-qui-cherche-à-nous-garder-dans-sa-manche" obtient le contrôle de l'informatique du gouvernement, est-ce à l'avantage des citoyens? Est-ce démocratique?
Voici donc un résumé de lecture qui élabore sur ces questions dans le but d'initier les néophytes de l'informatique en vulgarisant les enjeux.
Quelques mots pour illustrer ce dont il est question quand on parle de logiciels.
Selon Wikipédia, le mot "logiciel" est dérivé du mot "logique" et est une traduction depuis 1972 de "software". Et ce terme "software" envoit à "hardware". On peut donc référer à la logique et au matériel capable de produire quelque chose. En l'occurence, des documents ou des transmissions!
La rédaction d'un logiciel, c'est de la programmation. Ouf enfin un mot qu'on connaît! Et les programmeurs disent qu'ils écrivent des lignes de codes. Un programme va souvent être mesuré en nombre de lignes de codes (mon programme de 50,000 lignes est plus gros que le tien de 2,000 lignes).
C'est une rédaction, dans un langage informatique, qui fera effectuer à un ordinateur des calculs et des opérations logiques dans le but de produit un résultat. Un résultat souvent sous forme de document.
C'est comme n'importe quelle machine dans le monde réel. Une machine à coudre permet de fabriquer des choses en tissus. Une machine à liqueurs permet de livrer des cannettes de liqueur. Un logiciel de traitement de textes comme Word permet quant à lui de produire des textes mis en forme.
Combien y-a-t-il de logiciels de traitement de texte comme Word? Plusieurs! Quand on sait se servir de Word, on n'en a appris qu'un seul.
La technique commerciale du "bundle" nous a habitués à voir plusieurs logiciels offerts sous forme de "suite", ou de collection homogène, de logiciels dédiés à un ensemble de tâches. La suite bureautique "Office de Microsoft" est la plus connue.
Largement piratée de part le monde (avec l'indulgence de l'éditeur Microsoft), la Suite Office s'est imposée comme la norme dans l'esprit de la majorité des utilisateurs d'ordinateurs.
Maintenant que tout le monde est accro à la Suite Office, Microsoft a mis en place un système de verrouillage et il faut payer pour obtenir ces logiciels.
Un concept nébuleux pour plusieurs, le système d'exploitation (en anglais Operating System) est aussi un ensemble de logiciels. On en connaît souvent quelques uns: Windows, Mac, Linux.
Comme ces logiciels ont le rôle de faire marcher l'appareil, ses accessoires et ses périphériques, on les regroupe sous le thème du système d'exploitation. Ce sont des logiciels capables d'exploiter les ressources de l'ordinateur.
On se fout pas mal de ce que ça fait. Contrairement à un traitement de texte qui doit rendre la forme telle qu'on le désire, le SE peut bien faire comme il l'entend, du moment que ça se fait, c'est bon.
Pourtant, il y a un hic!
Le système d'exploitation a la responsabilité d'enregistrer nos documents sur le disque dur ou ailleurs... Ce faisant, il utilise des méthodes spécifiques pour ces enregistrements. C'est ce qu'on appelle le "format d'enregistrement". Et ce format peut faire l'objet de brevets d'invention!
Une légende prétend qu'il existe des archives au Gouvernement du Québec pour lesquelles il n'existe plus aucun logiciel capable de les extraire!
Épatant n'est-ce pas?
Crache le cash, bébé!
On peut maintenant comprendre que les logiciels d'usage courant, tout comme ceux du système d'exploitation, ont été rédigés de telles sortes que les auteurs ont protégé leurs droits et se sont assurés une certaine exclusivité quant à la méthode d'accès à un fichier.
Évidemment, la standardisation est une terrible nuisance quand on cherche à se garantir l'exclusivité.
Une firme comme Microsoft n'est qu'une autre multinationale cupide. Tout comme GM a ravagé l'industrie ferroviaire pour s'assurer de meilleures ventes d'automobiles et d'autobus, Microsoft a tout fait pour ramener l'informatique vers son propre nombril. Monsanto est autre exemple éloquent de la folie des brevets.
Tout est alors une question de contrôle des brevets et des droits d'auteur!
Et qu'en est-il du public là-dedans? Qu'il paie et qu'il se la ferme!
Crache le cash, bébé!
Ayant expliqué la stratégie du contrôle des "lignes de code" par le biais des brevets et droits d'auteur, on voit bien que ce "code source", autrement dit l'original ou le master, est important. Ce code source protégé n'est donc pas public. Impossible de remasteriser puisque le master est secret. On parlera de "codes sources propriétaires" puisqu'ils sont la propriété de quelqu'un.
Impossible de savoir si des activités indésirables s'y cachent, puisque le code source est secret. On doit croire les auteurs sur parole. Les spécialistes de la programmation n'ont aucun moyen d'analyser la question et de donner leur avis.
Croire les multinationales sur parole? Humm!
Les auteurs vont améliorer leurs logiciels dans la mesure où ces efforts seront profitables. Des besoins locaux ou minoritaires ne seront pas servis sans profitabilité. N'eut été le marché de l'Europe francophone, Windows et Office n'auraient probablement jamais été disponibles en français uniquement pour le marché québécois...
Un nouveau type de droit d'auteur, ou licence, a été conçu pour présenter une alternative à ce contrôle des "sources". On parle de "codes sources ouverts" ou de "codes sources libres", comme dans "libres de droits". Au lieu d'un copyright, on voit apparaître un copyleft.
Dans cette optique, la rédaction de programmes participe de la connaissance humaine en générale et ne saurait être brevetée ni faire l'objet de contrôle d'accès. C'est l'accès à la connaissance qui est libérée.
Cette alternative s'appelle "opensource", "gnu" et ses portes-étendards sont Linux, Php, Apache, mysql et bien d'autres.
À ne pas confondre avec un logiciel gratuit offert pour tester son fonctionnement ou amuse-gueule incitant à l'achat d'une version complète.
Un logiciel libre est souvent gratuit mais pas nécessairement.
Cette licence impose des conditions d'utilisation qui s'appliquent évidemment surtout aux programmeurs et entreprises de développement :
Les entreprises y trouvent leur compte et un modèle d'organisation des équipes de développement de logiciels puise dans cette ressource inestimable!
Libres comme dans "accès libre", sans droit d'accès, accès à l'information.
Voir aussi le manifeste de Communautique pour un plan numérique
Plusieurs s'interrogent sur la pertinence de revendiquer, comme citoyen, que le gouvernement se convertisse aux logiciels libres. Certains y voient un dossier trop technique, d'autres désirent s'attaquer à des dossiers plus urgents à leurs yeux. Comme s'il était question de décider s'il fallait construire une autoroute en béton ou en asphalte.
Pourtant, le virage vers les logiciels libres est une question de démocratie et de liberté. Et ça c'est un sujet sur lequel on peut et on doit se prononcer! Les logiciels libres sont en fait un nouveau cadre juridique opposant la transparence à la situation monopolistique actuelle.
La Gendarmerie française a fait un virage vers le Libre l'an dernier. Les économies réalisées par le déploiement de solutions "Libres" ont permis à la France de dégager des ressources pour adapter certains logiciels à ses besoins. C'est ainsi que le bon logiciel pour les courriels Thunderbird est devenu un excellent logiciel pour le courrier électronique! La GF a contribué à améliorer Thunderbird (équivalent Libre à Outlook) et cette contribution a été redonnée au public. Elle avait accès au code source, elle l'a modifié, et elle l'a publié.
Le Libre, pour un État, est une stratégie économiquement intéressante puisqu'elle stimule localement une activité économique. Les budgets ne sont plus aspirés par des licences payables à des monopoles étrangers.
Les impôts retournent dans l'économie sous forme d'honoraires et de salaires. Ils servent à rendre des services publics, mais ils servent aussi à enrichir le bien commun. Ça, c'est une façon moderne de voir l'informatique. Moderne et démocratique. Par et pour le peuple.
Il est très facile de comprendre que les talents québécois en technologies de l'information y verraient une formidable occasion de s'épanouir.
Le Libre, c'est une question de souveraineté et d'économie, tout en étant un levier pour la reconnaissance du français dans le monde. Et que dire de la reconnaissance du français chez nous, au Québec? Lorsque toute la population francophone pourra s'exprimer sur le Net, on assistera à un ré-équilibre identitaire.
Nos gouvernements se sont dotés d'une capacité de traitement de l'information sans commune mesure avec la capacité du peuple. Le rétablissement d'un nouvel équilibre est primordial au renouvellement de la démocratie.
La liberté signifie un accès libre à l'Internet parce que le Net est "devenu" (et non "deviendra") un fait marquant de l'Histoire. C'est donc dire que les citoyens doivent absolument revendiquer un accès au réseau pour faire valoir leurs droits à l'égalité, exprimer leurs opinions en français et exercer la surveillance de leurs institutions.
L'adage voulant que l'information, c'est le pouvoir se combine maintenant avec la capacité de traiter l'information. Une information volumineuse. La technologie a permis à l'État de changer le rapport de forces au détriment du citoyen. Les logiciels libres offrent au peuple un contre-pouvoir en lui donnant, à lui aussi, une capacité de traitement de l'information. Ce ne sont pas les monopoles en place qui se préoccuperont du peuple. Leurs logiciels font ce qu'ils veulent bien qu'ils fassent. Ça devient alors une règle de facto. Le logiciel fait la loi!
La technologie a déjà provoqué une fracture générationnelle qu'il est relativement facile de constater. Elle a aussi affecté l'équilibre démocratique en privant une grande partie de la population francophone du Québec d'un accès devenu vital. Le rapport de force linguistique est totalement déséquilibré.
Les monopoles se sont établis en profitant de la complexité du sujet . De son côté, le Québec Inc des T.I. s'est silencieusement aligné sur les produits de ces monopoles. Et les fonctionnaires ont, quant à eux, adopté l'idéologie de s'en remettre aux monopoles.
Le gouverment passe des lois protégeant les droits d'auteurs de ces monopoles et oblige les citoyens à utiliser des logiciels protégés par ces droits d'auteur, tout en refusant l'accès à des solutions Libres. C'est ça la justice sociale telle que vue par Microsoft!
Plusieurs services gouvernementaux en ligne exigent l'utilisation de Windows. Des grandes institutions exigent aussi la platefrome Windows (système de paies Desjardins). Radio-Canada sur le Web a toujours causé des ennuis à la communauté du Libre.
L'accès à l'Internet par tous les citoyens ne se sera pas offert par les fournisseurs d'accès Internet. Ils se font tirer l'oreille et il ne faut plus les attendre. Il est déjà tard. Le Fédéral tente de devancer le Québec à ce chapitre en profitant de la léthargie du Québec en matières informatiques. Notre souverainneté en est affaiblie.
Le Net permet d'établir un lien et bien que ce lien soit virtuel, la relation, elle, est bien réelle. Les citoyens pourront renouer avec ses forces vives, mobilisantes et souveraines.
Ne pas confondre "haute-vitesse" et "très-haute-vitesse". 600,00 québécois n'ont pas accès à la "haute-vitesse", mais plus de 60% des québécois n'ont pas accès à la "très-haute-vitesse".
Le Québec a une infrastructure importante pouvant être mise à contribution pour solutionner ce problème: le réseau de distribution de l'Hydro-Québec! Nous devons alors exiger du Gouvernement qu'il complète le déploiement d'un réseau de fibre optique partout au Québec. Ce réseau sera ensuite mis à la disposition des fournisseurs avec les ententes commerciales appropriées. Les municipalités devraient aussi être encouragées concrètement (sinon forcées) à offrir l'Internet localement.
C'est la première revendication citoyenne à faire.
Voir aussi le Manifeste pour un plan numérique québécois de Communautique.
Tout comme il y a eu des incitatifs pour la conversion des systèmes de chauffage à l'huile vers les systèmes électriques, le Gouvernement devra encourager les entreprises à faire un virage vers le Libre.
Dans le passé, la conversion à l'électricité a été stratégique suite à la nationalisation de l'électricité. Il est encore question en ce moment d'un geste stratégique. Celui du recours aux logiciels libres pour contrer les effets pervers des monopoles.
Évidemment, le Gouvernement doit s'assurer que tous ses services en ligne soient accessibles sans égards à la plateforme. C'est-à-dire qu'il ne doit plus y avoir cette exigence de possèder un système Windows pour utiliser des ressources publiques.
Les entreprises et organismes à but non lucratif devront être aidées à faire le virage vers le Libre par le biais de documentation, preuves de concepts, conseils et expertises. Ce programme stimulera l'émergence d'une expertise en logiciels libres et préparera une génération de conseillers expérimentés. Ainsi, le Québec Inc - Libre pourra se délevopper.
C'est la deuxième revendication citoyenne à faire.
Il est naïf de prétendre que l'État puisse virer rapidement... Toutefois, une remise en question s'impose et des études devront identifier les composantes de l'infrastructure technologique qui peuvent être converties aux logiciels libres. Cet aspect est difficile à percevoir par les citoyens tant par sa complexité que par sa nature. Le Gouvernement doit donc assigner des ressources à cette analyse sous la surveillance des élus.
L'État sera alors en mesure de lancer des programmes incitatifs pour ses propres fins.
Un Gouvernement Libre!
C'est la troisième revendication citoyenne à faire.
Note # 1:
Voir le http://www.communautel.org pour des cas concrets de sous-représentation des régions sur le Web. Quelques 600,000 québécois en région n'ont pas accès à l'Internet haute-vitesse.
Note # 2:
Voir cet article au sujet de la dégradation de la démocratie par le contrôle des monopoles:
http://les7duquebec.wordpress.com/2010/09/22/les-verites-de-septembre/
Note # 3:
Le taux de branchement à l'Internet (source) devra inclure la connectivité à très-haute-vitesse puisque la connectivité commutée (modem 56K) n'est plus un accès suffisant. Les taux sont alors beaucoup moins (dans les 34%) que ceux-ci:
Code QR de cette URL: http://bit.ly/aAkrCd.qr
Deux tableaux illustrent simplement la problématique éventuelle. Voir à ce sujet ici.


Les gens d'affaires vont payer le gros prix pour déployer des systèmes stables et évolutifs. En ont-elles pour leur argent?
Si les entreprises ont les moyens financiers, les OBNL sont généralement aux prises avec de sérieuses restrictions financières. Les logiciels libres deviennent alors une solution intéressante. Pas de licences à acquérir, des honoraires à des gens du quartier, des services en réseau fiables et stables.
Même si plusieurs OBNL profitent des rabais importants pour leurs licences (techsoup), ce faisant, ils se limitent à un écosystème en particulier. D'ailleurs, le recours aux escomptes de techsoup est un couteau à 2 tranchants en l'absence de planification des ressources informatiques.
Un organisme utilisant 5 postes de travail engage une firme pour développer un logiciel de gestion de ses activités spécifiques. En acceptant que ce logiciel soit une application Windows, l'organisme s'interdit d'évoluer vers d'autres plateformes. Ainsi, il sera presqu'impossible d'utiliser des postes de travail Linux puisque l'application ne tourne que sous Windows. Et lorsque Microsoft décidera, unilatéralement, qu'il est temps de faire la mise à niveau de Windows (passer de XP à Windows7 histoire de remplir ses coffres), cette application devra probablement être rééditée pour la nouvelle version.
Et c'est sans parler de la mobilité et du télétravail. Une application Windows ne va pas dans le sens du courant qui tend vers la souplesse, la mobilité et l'accès par différents moyens!
Une conséquence malheureuse de ce choix technologique est aussi de s'en remettre à un seul fournisseur ou développeur. S'il abandonne les affaires, l'application risque d'être laissée pour compte puisqu'elle est la propriété de ce seul développeur. De plus, cette stratégie va souvent avoir un effet boule-de-neige sur les besoins de serveurs de fichiers et de bases de données.
Même si l'organisme pouvait disposer d'un développeur bénévole, il serait impossible d'améliorer l'application pour la même raison: le propriétaire contrôle tout ce que fait son logiciel, et ce n'est pas une bonne stratégie pour lui de montrer ses originaux à un tiers. Pour ainsi dire: "ouvrir son code".
Les logiciels libres viennent briser cet embrigadement.
Un OBNL a la chance de profiter de la disponibilité d'un développeur professionnel bénévole! Mais ce développeur est spécialisé sur Lotus Sphere et hébergera l'application sur ses propres serveurs.
Comme l'application est de type Web, c'est très avantageux et mieux qu'une application Windows parce qu'il n'y a pas de pré-requis pour les postes de travail. On peut donc utiliser à peu près n'importe quel équipement pour accéder à l'application, de n'importe où...
Toutefois, en acceptant cela, l'organisme s'en remet à un seul fournisseur qui contrôlera exclusivement tous les éléments. Bien que son geste soit louable et altruiste, le développeur confine l'organisme à sa propre expertise.
Et, comme dans l'exemple précédent, un autre bénévole pourrait difficilement prendre le relais à cause de la spécialisation de la plateforme.
Tout comme on fait des efforts pour concilier travail et famille, on peut aussi faire des efforts pour concilier logiciels "propriétaires" et logiciels "libres".
Voir ici:
http://propositioncremazie.org/plan-numerique
Lors de son Congrès de Circonscription du 14 novembre 2010, il a été accepté par les membres de modifier l'article suivant :
Art. 7.1 f)
Ouvrira les appels d’offres informatiques aux logiciels libres et mettra en place dès son arrivée un groupe conseil, libre d’intérêts particuliers, pour le guider sur le virage à prendre.
Biffer: Cette simple mesure pourrait faire économiser des dizaines de millions au gouvernement, en plus d’offrir plus de flexibilité. Le mot d’ordre : « modernité ».
Ajouter: Pour rattraper le retard du Québec, ce groupe élaborera un plan numérique : soutenant la démocratisation de l'accès à l'Internet à très-haute-vitesse (ultra-haute), en utilisant les infrastructures d'Hydro-Québec au besoin, afin de permettre à des centaines de milliers de québécois francophones qui en sont privés, de s'informer, de s'exprimer, de travailler et de contribuer au développement économique du Québec;
mettant un frein à la main-mise des monopoles sur les choix technologiques en matière d'informatique, en reconnaissant le cadre juridique des logiciels libres comme une garantie d'indépendance;
Cette modification propose d'établir un Plan Numérique pour le Québec.
En résumé
Le projet de loi en pdf par ici. La conférence (verbatim) est ici.
La loi va créer une structure "staff" pour contrôler les T.I. de l'ensemble de l'État.
Un niveau "principal", des niveaux "réseau" (santé, éduc, etc), des niveaux "sectoriels".
Plan triennal et rapports annuels pour tout le monde.
Décentralisation des coûts et centralisation des normes et contrôles.
Source: Communiqué
Politique-cadre sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics
QUÉBEC, le 8 déc. 2010 /CNW Telbec/ - La ministre responsable de l'Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor, Mme Michelle Courchesne, a présenté à l'Assemblée nationale un projet de loi sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement, et déposé une politique-cadre qui exprime un virage clair dans l'emploi des logiciels libres et l'évaluation systématique des solutions au sein du gouvernement.
Le gouvernement énonce qu'il préconiserait l'utilisation de ce type de logiciel lorsqu'il s'avèrerait le meilleur choix. Il serait demandé aux organismes publics de considérer systématiquement les logiciels libres lors du remplacement, de l'acquisition, du renouvellement ou de la mise à niveau de logiciels. Afin de faire un choix éclairé entre le logiciel libre et le logiciel propriétaire, les organismes publics devraient prendre en compte trois éléments, soit leurs besoins d'affaires, la qualité de la solution et le coût. À cet effet, des guides standardisés seraient mis à leur disposition. Une nouvelle directive du Conseil du trésor sera émise afin d'obliger les organismes publics à se conformer aux résultats de leurs analyses et d'en rendre compte.
Il est également prévu d'accélérer et de compléter les efforts déjà investis pour accompagner les organismes publics vers une plus grande utilisation des logiciels libres. À cet égard une formation serait donnée aux décideurs de l'administration publique sur l'utilisation des outils d'évaluation mis à leur disposition, ainsi que des conseils sur les choix stratégiques des organismes publics quant à l'utilisation du logiciel libre.
Enfin, le gouvernement mettrait sur pied une table de concertation, composée des intervenants du logiciel libre et des décideurs gouvernementaux en ressources informationnelles. Ils auraient pour mandat de faire connaître le logiciel libre auprès des décideurs et d'échanger sur les obstacles vécus par les intervenants en logiciel libre au sein de l'appareil gouvernemental.
« L'industrie du logiciel libre existe depuis près de 30 ans, partout dans le monde les gouvernements tirent profit de cette industrie afin de permettre une meilleure prestation de services à leurs citoyens. Il est donc essentiel pour le gouvernement du Québec de relever le défi d'une gestion rigoureuse de ses ressources informationnelles en choisissant la solution qui répond le mieux à ses besoins », a conclu la ministre responsable de l'Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor.